Énergie

Baleine passe à la vitesse supérieure : le pari à plusieurs milliards qui change la donne énergétique ivoirienne

La Rédaction PCBAoût 20265 min de lectureVérifié & sourcé
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Le 25 mai 2026 à Abidjan, Eni, Petroci et Vitol ont approuvé la phase 3 du champ Baleine. Objectif : porter la production de 60 000 à 150 000 barils par jour et plus que doubler le gaz, entièrement réservé au marché ivoirien. Récit d'un projet qui redessine l'avenir électrique et industriel du pays.

150 000Barils par jour visés (contre 60 000)
200 MPieds cubes de gaz par jour (contre 80)
100 %Du gaz destiné au marché ivoirien
2015Année d'arrivée d'Eni en Côte d'Ivoire

Une décision d'investissement historique

C'est une cérémonie qui comptera dans l'histoire économique du pays. Le 25 mai 2026, à Abidjan, en présence du ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Eni et ses partenaires Petroci (la compagnie nationale) et Vitol ont signé la décision finale d'investissement de la phase 3 de Baleine, le champ pétrolier et gazier découvert au large des côtes ivoiriennes.

Le programme prévoit une nouvelle unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), conçue pour l'efficacité opérationnelle et la réduction de l'impact environnemental. Dans la foulée, les contrats industriels se sont enchaînés : Saipem a décroché le forage et TechnipFMC l'expansion sous-marine, signe que le projet est entré dans le dur.

Du pétrole pour l'export, du gaz pour la Côte d'Ivoire

Les chiffres donnent la mesure du saut : la production de pétrole doit passer de 60 000 à 150 000 barils par jour, et celle de gaz de 80 à 200 millions de pieds cubes par jour. Surtout, l'intégralité du gaz est destinée au marché domestique ivoirien, pour alimenter la production d'électricité et le développement industriel.

C'est le point stratégique : un pays qui sécurise son électricité à partir de ses propres ressources change de catégorie. Usines, data centers, transformation agro-industrielle : tout l'écosystème productif dépend de ce socle énergétique.

Dix ans de travail sous-marin

Eni opère en Côte d'Ivoire depuis 2015. Les découvertes successives de Baleine puis de Calao ont replacé le pays sur la carte des grands bassins offshore d'Afrique de l'Ouest. Baleine est aussi présenté par l'opérateur comme un projet à émissions nettes zéro sur ses opérations directes, une première revendiquée sur le continent.

Pour la jeunesse ivoirienne, l'enjeu dépasse les plateformes : ingénierie, logistique pétrolière, HSE, droit de l'énergie, finance de projet. Une chaîne de métiers entière s'ouvre à Abidjan.

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