Fintech

1 432 milliards de dollars : l'Afrique est devenue la capitale mondiale du mobile money

La Rédaction PCBAoût 20265 min de lectureVérifié & sourcé
Illustration du dossier : Fintech

Le rapport GSMA publié en mars 2026 est sans appel : l'Afrique a traité 1 432 milliards de dollars de transactions mobile money en 2025, l'essentiel des 2 100 milliards mondiaux. Avec 1,2 milliard de comptes enregistrés, le continent a inventé son propre système bancaire. L'Afrique de l'Ouest, elle, n'a pas encore dit son dernier mot.

1 432 Md$De transactions en Afrique en 2025
1,2 MdDe comptes mobile money enregistrés
347 MD'utilisateurs actifs sur le continent
155 Md$De paiements marchands dans le monde

Le continent qui a sauté l'étape de la banque

Pendant que le reste du monde débattait des néobanques, l'Afrique a construit autre chose : un système financier posé sur la carte SIM. Selon le rapport annuel de la GSMA publié le 27 mars 2026, le volume des transactions mobile money a atteint 1 432 milliards de dollars en Afrique en 2025, sur un total mondial d'environ 2 100 milliards. Autrement dit, l'écrasante majorité de l'argent mobile de la planète circule sur le continent.

1,2 milliard de comptes sont désormais enregistrés en Afrique, pour 347 millions d'utilisateurs actifs. L'Afrique de l'Est domine avec 806 milliards de dollars de volumes, portée par le Kenya et la Tanzanie.

L'Afrique de l'Ouest, le prochain réservoir de croissance

Dans l'espace UEMOA, Wave, Orange Money, MTN MoMo et une constellation de fintechs comme CinetPay ou PayDunya se disputent un marché en pleine explosion, mais les analystes du portail FinDev sont formels : la région n'a pas encore atteint son plein potentiel. Taux d'activité des comptes, paiements marchands, interopérabilité entre opérateurs : les marges de progression se chiffrent en dizaines de milliards.

L'interopérabilité, justement, est décrite par Forbes Afrique comme le prochain marché à plusieurs milliards de la région : le jour où tous les portefeuilles se parleront, du champ de cacao au e-commerce d'Abidjan, une seconde vague commencera. À l'échelle mondiale, les échanges entre banques et mobile money ont déjà atteint 160 milliards de dollars.

Des emplois par centaines de milliers

Derrière les volumes, il y a un écosystème humain : les agents de dépôt et de retrait, héros discrets du système selon la GSMA, les développeurs qui branchent les API de paiement, les data analysts qui scorent le crédit, les équipes conformité. Le mobile money n'est pas qu'une prouesse technique : c'est l'une des plus grandes machines à inclusion financière et à emplois de la décennie africaine.

PartagerWhatsAppLinkedIn
← Tous les dossiers